Les 9 degrés de soumission revus et corrigés...
Article mis en ligne le 20 janvier 2018
dernière modification le 8 octobre 2019

par Mestre Ulysse

On lit souvent qu’il y a 9 degrés de soumission.

Ce concept, repris par la majorité des sites de Bdsm   est tiré d’un livre écrit originalement en anglais, par Diane Vera, intitulé « The lesbian S/M safety manual » édité par Pat Califia de Lace/Alyson Press, Boston, 1988, réimprimer en 1990

Dans les faits, il y a deux grandes catégories de soumises et les maso véritables qui sont une classe à part. La soumise par jeux pratique une soumission en quête de son plaisir et contrôle la relation. Le « Dominant » n’en est donc pas un et la soumise ne l’est que par jeux et domine l’action car c’est elle qui a le contrôle de la relation. On se retrouve donc avec un jeu sexuel épicé très loin des jeux DS véritables par leur essence même. Si on élimine les ’’soumissions par jeux’’ qui n’ont pas grand chose à voir avec la soumission. il reste 6 degrés.

La soumission« VANILLE » qui n’a de soumission que le nom :

 La soumise contrôlante ou soumise par jeux

La soumise contrôlante dirige le jeu et est la véritable Maître de la relation. Elle utilise l’homme (on ne peut l’appeler Dominant, car il ne dirige pas grand-chose), les jeux de soumission, pour obtenir son plaisir. Elle est souvent égocentrique et sans empathie.
Dans ce cas, les jeux de soumission n’ont de soumission que le nom, ils sont théâtralisés, ils sont dirigés et contrôlés par la soumise qui cherche avant tout son plaisir. L’homme est son jouet.

Elle pratique sans règles, sans protocoles. Elle cherche son propre plaisir et contrôle totalement le jeu même si elle donne un semblant de pouvoir à son partenaire. Même si elle aime se sentir soumise et servir, être utilisé elle la fait plus pour son plaisir que pour celui de son partenaire et elle fixe ses propres conditions.

Contrairement à la soumise véritable, elle n’a pas le plaisir de plaire au dominant.

Elle vivra donc une succession de scénarios, de jeux cherchant du plaisir immédiat. Elle n’aura pas la volonté, la motivation, l’envie de progression, d’explorer et de dépasser ses limites, de vivre des initiations ou une éducation complète qui lui permettrait de découvrir des plaisirs plus intenses.

La soumission par jeux peut être une manière de découvrir sa nature soumise pour une femme hésitante. Si elle prend un réel plaisir à perdre le contrôle, sa nature soumise peut se révéler.
  • La soumise par jeux « ROMANTIQUE » :
    C’est une femme vanille qui veut un peu pimenter sa sexualité par des jeux à saveur Bdsm comme, par exemple, un bandeau sur les yeux, des liens avec des foulards… tout en douceur, tout en délicatesse. Elle dirige le jeu et garde le contrôle.
  • La soumise par jeux « de rôle » :
    Elle ne se considère pas soumise mais aime les jeux ou le partenaire va prendre de l’ascendant sur elle, à la limite de l’humiliation  . Provocante, elle va créer des situations ou son partenaire va la punir, de manière douce et sexuelle. Elle aime les jeux de style prof, élève, médecin, patiente, ou une personne en autorité va la remettre en place ou profiter de son autorité pour lui imposer divers jeux sexuels doux. Elle dirige le jeu et garde le contrôle.
  • La soumise par jeux « d’esclavage   » :
    Elle aime les jeux de pouvoir, être humiliée, elle imagine des scénarios ou elle est esclave, objet sexuel… mais elle garde le contrôle et dirige en sous-main le jeu pour son plaisir.
  • La soumise par jeux « masochiste » :
    La Masochiste est en quête de son propre plaisir. Dans la relation, elle ne voit que son intérêt. Pour l’atteindre, elle peut manipuler, le Dominant, le pousser à dépasser ses limites… Les masos sont rarement des soumises véritables.

Dans la Soumission, il y a des valeurs qui doivent être partagées par le Maître et la soumise.
Le Maître doit avoir le contrôle de la relation, de la Soumise. La Soumise doit être capable de Confiance, de Don de soi. En échange, le Maître doit la faire progresser en lui proposant d’acquérir de nouvelles connaissances, de nouvelles habiletés et lui ouvrir les portes vers un univers créé pour elle sur mesure. Rien de cela n’existe dans la soumission par jeux. Je considère donc que ces degrés de soumissions n’en sont pas et qu’ils ressortent plus du sexe vanille épicé que de la soumission.

Un maître ne prendra une soumise de cette catégorie que si elle adopte les valeurs de la véritable soumise.

Abordons donc les véritables degrés de soumission :

 La véritable soumise

Elle trouve son plaisir dans les divers aspects de la soumission. Elle donne le contrôle à son partenaire. Elle aime faire plaisir, cela la rend heureuse et la valorise. Elle ne contrôle pas la relation ou très peu. Elle fait confiance à son partenaire, se donne totalement, s’offre sans retenue et en tire une excitation forte.

Elle aime servir et être utilisé pour le plaisir de l’autre et met peu de limites, car elle est confiante. Elle aime les situations ou le Dominant décide, la guide, lui fait découvrir, vivre de nouvelles choses. Elle aime les mystères de la découverte et de l’inconnu. Avide de plaire, de bien faire, elle veut apprendre, progresser pour être meilleure pour l’autre. Elle veut le combler et qu’il soit fier d’elle. Elle veut devenir parfaite pour lui, pour devenir indispensable et irremplaçable.

Elle veut se dépasser, devenir une autre, meilleure, faire tomber ses tabous.
Elle peut aimer la douleur ou ne pas l’aimer. Elle peut aimer une douleur a « endorphine » qui augmente le plaisir ou être maso et aimer la douleur par plaisir.

La véritable soumise a besoin de règles, de protocoles, de rites pour transformer la relation en parcours initiatique, en apprentissage avec des objectifs de progression, du dépassement de soi.

Elle a besoin de progresser, d’évoluer, de changer, de devenir meilleur, de se dépasser.

Elle veut vivre, exister, être une autre, meilleure, et incarner la perfection pour celui qu’elle a choisi et à qui elle donne le meilleur d’elle-même. Elle veut être valorisée, devenir une œuvre d’art vivante, être admirée, désirée, exister, vivre intensément.

L’éducation va faire tomber ses tabous et petit à petit l’amener au plaisir divin qu’est le subspace  .

  • La novice
    Une soumise débutante en cours d’apprentissage
  • La soumise en séance
    Une soumise qui a une vie sociale, professionnelle normale et qui n’est soumise que lors des séances. En dehors des séances, elle n’a de contact avec le Maître que pour organiser la séance suivante.
  • La soumise en séance et à distance
    Une soumise en séance qui garde le lien dans sa vie de tous les jours et qui aime être contrôlée à distance également.
  • la soumise en 24/7 partiel
    Elle ne vit pas avec le Maître mais peut pratiquer en 24/7 sur des périodes de plusieurs jours consécutives fréquentes. Elle garde sa vie vanille tout en gardant le lien et la force du 24/7.
  • La soumise en 24/7 permanent
    Une soumise qui a choisi de vivre sa soumission en 24/7 et de servir son Maître en permanence.
  • L’esclave
    L’esclave en BDSM est une soumise qui veut faire un don total d’elle-même.
    Elle renonce à ses privilèges de soumise et se fie totalement au jugement du Maître.
    Elle se donne et dépend complètement de son Maître.
    Elle a besoin d’être encadrée, structurée, guidée, cela la rassure, l’apaise. Elle vit pour servir et satisfaire son Maître. Elle n’a pas de besoin personnel. Elle obéit sans mettre de limites ou de conditions. Remplir son rôle, être indispensable au Maître est pour elle sa vocation sa raison de vivre.

Certains mettront des degrés d’esclave. Je pense qu’il n’y en a pas car l’esclave est en quête d’absolu, de la relation parfaite L’esclavage ne peux se vivre qu’en 24/7.

 6 degrés de soumissions

Degré 0 : la soumise par jeux avec ses variantes
Degré 1 : La Novice
Degré : 2 La Soumise en séance
Degré 3 : La soumise en 24/7 partiel
Degré 4 : La soumise en 24/7 permanent
Degré 5 : L’esclave

 La masochiste véritable

La masochiste véritable fonctionne rarement comme une soumise véritable.
Très souvent les couples SM ne pratiquent pas le CSS   mais le RACK « risk aware consensual kink » Ou les adeptes sont conscients des risques liés au jeu et y consentent ce qui peut entrainer des dérapages dangereux et parfois mortels.
Le couple SM qui ne représente qu’une petite partie des adeptes est beaucoup plus extrême et vit en dehors des règles et des protocoles CSS du BDSM. 

 Dans tous les cas :

La relation est et doit être CSS (Consensuel, sain et sûr).
Les différents types de soumises ou esclaves restent libre en tout temps de cesser la relation.
Les mots et règles de sécurité s’appliquent
Le respect mutuel est de mise.

 Le texte original : Les 9 niveaux de soumission

1. LA MASOCHISTE NON SOUMISE OU LA FETICHISTE SENSUELLE :

Non intéressée par la servitude  , l’humiliation ou de « donner » le contrôle à autrui ; elle est intéressée seulement par la douleur et/ou une sensualité plus « épicée » , toujours sous son propre contrôle et terme, pour son plaisir personnel. (Désir de recevoir seulement que des sensations corporelles et nullement intéressée d’être utilisé pour servir un partenaire aux besoins « sadique »)

2. LA PSEUDO SOUMISE, NON ESCLAVE :

Non intéressée de « jouer à l’esclave », mais intéresser au autre rôle de soumission, comme les scènes de professeur d’école, infantilisme, travestisme forcé. Souvent intéressée par l’humiliation, mais non de servir un Maître même en jeu. Va largement décider du jeu et des règles.

3. LE(LA) PSEUDO SOUMISE, ESCLAVE PAR JEU :

Aime « jouer » à l’esclave. Aime se sentir soumise et servir un Maître et dans certains cas, aime être utilisé pour satisfaire son partenaire aux besoins sadiques, mais dans tous les cas, sous ses propres termes et conditions. Dicte largement le déroulement de la scène. Souvent des adeptes fétichistes comme par exemple les admirateurs de pieds.

4. LA VRAIE SOUMISE, NON ESCLAVE :

Donne le contrôle à son partenaire (d’une façon temporaire et sous certaines limites négociées). Trouve sa satisfaction dans les aspects de la soumission autre, que de servir ou d’être utilisée par un Maître. Excitée par le suspense, la vulnérabilité et/ou de donner la responsabilité à son partenaire. Ne contrôle pas ou très peu la scène, excepté dans les détails larges, mais recherche son plaisir direct (contrairement d’avoir du plaisir de plaire au dominant).

5. : LA VRAI SOUMISE, ESCLAVE PAR JEU :

Donne le contrôle à son partenaire (d’une façon temporaire et durant certaines scènes, d’une façon brève et sous certaines limites négociées.) Trouve sa satisfaction de servir et d’être utilisée par son dominant, mais seulement pour le plaisir, souvent érotique. Peu aimé ou non, la douleur. Si aime la douleur, l’aime d’une façon indirecte (être utilisée) par un partenaire aux besoins sadiques et la soumise met peu de limites à cet aspect de la scène).

6. ESCLAVE COURT TERME, SANS SE COMMETTRE MAIS PLUS QU’UN JEU SOUMISE :

Donne le contrôle à son partenaire (normalement sous certaines limites et restrictions), pour servir et être utilisé par le dominant, pour des occasions aussi bien érotiques que non érotiques, mais seulement quand la soumise en a envie. Peu également devenir esclave « à plein temps » mais pour une période déterminée comme par exemple plusieurs jours, mais peu décider d’arrêter quand elle le veut. Peu avoir ou pas, une relation à long terme avec un Maître, sauf que la soumise a le dernier mot pour quand elle va servir son Maître

7. A TEMPS PARTIEL, CONSENSUEL MAIS VRAIE ESCLAVE :

A une relation avec un Maître et se considère propriété du Maître en tout temps. Veut obéir et satisfaire le Maître autant dans les activités quotidiennes non érotiques qu’érotiques. Va souvent consacrer de son temps à d’autre activité tel que le travaille, mais son Maître aura le premier choix sur son temps libre.

8. ESCLAVE A TEMPS PLEIN, CONSENSUEL :

À part de quelques règles de base, et limite, l’esclave considère d’exister seulement pour le plaisir et le bien-être du dominant. Par contre, l’esclave va exiger d’être considérée comme la plus grande possession de son dominant. Sa situation étant pas très différente de la situation traditionnelle de la femme au foyer, excepté que dans la philosophie S et M, sa position est consensuelle. Ce qui est encore plus vrai, si l’esclave est mâle. À l’intérieur de la philosophie S et M, un esclave va entrer dans une relation avec un dominant, après avoir considérée avec soin cette relation, à cause de la magnitude du don de soi, et du pouvoir donner au dominant. L’esclave est aussi encore plus conscient des dangers de ce type de relation, et va y entrer après entente extrêmement claire et précise, plus encore, du type d’entente que peut précéder un mariage.

9. ESCLAVE TOTAL(E), CONSENSUEL ET SANS LIMITES :

Une fantaisie idéale, qui n’existe probablement pas dans la réalité. (Excepté pour certain type de religions ou sectes, ou le consentement est induis par lavement de cerveau, donc pas consensuel.) Certains puristes S et M vont dirent qu’un esclave n’est pas un esclave, s’il n’est pas prêt à faire n’importe quoi qui peut lui avoir été ordonnée, par son dominant. L’auteure de ses lignes a rencontré des gens qui se disent esclaves sans limites, mais l’auteure a ses raisons de douter de la véracité de ces affirmations.