L’élévation personnelle en BDSM Positif
Article mis en ligne le 4 avril 2019
dernière modification le 22 avril 2021

par Mestre Ulysse

 Les contradiction du Bdsm  

Pratiquement tous les Dominants dans leurs discours et dans leurs présentations parlent de respect envers la soumise et d’élévation avec des contrats qui les prive du respect de leurs droits…

Le Bdsm serait donc une discipline épanouissante qui fait grandir la femme mais là ou cela se corse, c’est que dans les contrats, dans la relation, la soumise est rabaissée en être inférieur, sans droits autres que d’être punie parfois brutalement à chaque écart ce que nuit et même détruit son estime de soi. Les émotions sont fortes mais les buts du BDSM, l’épanouissement personnel, le Subspace   sont rarement atteints et les relations ne durent pas et laissent parfois des blessures morales importantes.

 Découvertes des valeurs du BDSM Positif

Le BDSM Positif permet de se comprendre, de se maitriser, de dominer ses pulsions, de grandir pour faire ensuite grandir l’autre. Comment un Maitre peut guider une soumise s’il n’a pas fait ce chemin lui-même ?

La soumise n’est pas un être imparfait et inférieur mais un être complémentaire, une disciple à qui l’on enseigne tout son savoir pour en faire une personne libre de ses choix, les assumant avec une sexualité riche et épanouie.

Il faut amour profond de la femme pour ressentir un principe qui existe dans certaines philosophies dont celle du Ying et du Yang et qui s’inspire de l’observation de la nature. Dans ce principe, toute chose est le résultat de l’union entre un principe créateur femelle et un principe fécondateur mâle. Les contraires s’unissent, fusionnent pour former un tout et permettre d’atteindre l’extase divine que l’on appelle en BDSM le Subspace. Ainsi de l’union du masculin et du féminin, de l’esprit et de la matière, du Maître et de la soumise, du plaisir et de la douleur apporte un équilibre qui donne la paix et plaisir pour les deux partenaires.

En exploitant nos contraires, en jouant avec le corps et l’esprit de manière complice et complémentaire on arrive à atteindre un état de conscience supérieur, un sentiment d’accomplissement et de dépassement de soi avec pour récompense l’extase puissance qu’on appelle le Subspace.

Le Bdsm devient une activité sexuelle et spirituelle harmonieuse qui unit le corps et l’esprit, de soi-même, de son partenaire, un enseignement et un art de vivre plein de respect et une voie vers le bonheur.

 Renforcement positif et BDSM

Pour épanouir, éduquer, un Maître utilise le renforcement positif dans son éducation, l’entrainement. Cette technique, validée par les neurosciences montre que les apprentissages faits avec du renforcement positifs sont plus rapides et plus durables. Les apprentissages faits sous la contrainte, sous la menace de punitions ont l’effet inverse. Ils nuisent à l’apprentissage et font régresser la soumise et provoquent des blessures morales, détruisent l’estime de soi et peuvent aller jusqu’au syndrome post traumatique.

La punition  , jeux BDSM, débarrassée de son côté répressif, régressif et de la peur qu’elle inspire peut devenir jeux d’accroissement sensoriel   et mener au lâché prise et au plaisir plus facilement.

Certaines soumises ont néanmoins besoin de punitions physiques pour expier leur faute grave, à manier avec précaution.

La punition peut être de trois sortes, la punition (jeux d’accroissement sensoriel BDSM), la faute, l’offense. La faute étant une punition à valeur éducative pour corriger un défaut, l’offense étant un châtiment pour faute grave (la punition la plus grave étant une séparation sans retour arrière possible). La faute et l’offense ne doivent jamais être brutale ou répressive.

 Pour un Bdsm débarrassé de ses peurs et de ses abus et plein de bonheur

Dans cette manière de pratiquer, Maître et soumise sont un tout. Chacun complète l’autre et la fusion du tout apporte plaisir et Subspace.
Le respect est mutuel, l’estime de soi de chacun peut se développer et grandir et les abus n’existent pas.
Il n’y a pas de rapport de force, de contrainte, chacun étant à sa place dans son rôle, l’accepte et enrichit l’autre par sa complémentarité.
Il n’y a pas de peur, pas de contrainte, chacun va vers l’autre et lui offre le meilleur.
La confiance est naturelle.
Tout est simple, l’abandon de soi, le lâcher prise sont faciles à atteindre.

 Pour un BDSM libérateur et constructif

Le couple BDSM a besoin de l’intensité et des émotions fortes et partagée qu’apporte le Bdsm
Le Maître veut voir ma partenaire progresser, grandir, se dépasser, de lire dans ses yeux les fortes émotions qu’il crée en jouant avec plaisir et douleur.
Le Maître a besoin qu’elle se donne totalement, de la posséder entièrement, d’être son guide, son Maître et de lui donner ma force, mon énergie, mon intensité, mon bonheur de vivre.

La soumise a besoin que le cadeau qu’elle fait à son Maître soit apprécié, elle veut grandir, être parfaite, appartenir corps et âme à son Maître, elle est prête à tout pour cela. Le Maître ne doit pas en profiter, il doit satisfaire sa soumise et combler ses fantasmes, l’éduquer dans un but de perfection, combler ses besoins sexuels, affectifs, de sécurité, développer son estime de soi, la rendre indépendante, capable d’assumer ses choix, de les vivre et doit lui ouvrir la porte vers de nouveaux horizons de plaisirs.

Le Maître est un libérateur, il libère la soumise de ses peurs, de ses préjugés, de ses limites, enrichi sa sexualité, lui apporte équilibre, force morale, estime de soi…

il scie les barreaux de la cage pour que la soumise se libère et s’envole et soit capable de son libre arbitre au risque de la perdre.