BDSm, tantrisme et taoisme
Article mis en ligne le 8 octobre 2019
dernière modification le 21 novembre 2019

par Mestre Ulysse

Certaines BDSM   pratique, s’inspire des valeurs du Taoïsme et du Tantrisme, il prend en compte la sexualité, l’amour (possible), le psychisme, l’affectif, le mental. Il ne dépersonnalise pas, il éveille, fait grandir.

Il considère le corps comme un outil, un objet ou encore un moyen qui permettra d’atteindre un état de conscience supérieur, un sentiment d’accomplissement et de dépassement de soi, une extase puissance qu’on appelle le Subspace  .

C’est aussi bien une activité sexuelle et spirituelle qui unit le corps et l’esprit de soi et de son partenaire, qu’un enseignement et un art de vivre

Cela découle des enseignements d’un sage, LAO TSEU, qui vivait il y a 5000 ans et dont s’inspire le yoga, le yoga sexuel, le tantrisme et dont découle les valeurs originales du Bdsm qui ont été perverties par Sade, la porno… Ces valeurs permettent à la soumise un épanouissement durable.

Pratiquer un Bdsm mêlé de tantrisme ou de taoïsme a pour objectif :

  • L’éveil des sens
  • Une communion partagée, voire une fusion entre le Maître et la soumise
  • Une meilleure circulation des énergies
  • L’élévation de la conscience
  • Un état de relaxation (mental, physique et émotionnel)
  • Le développement de la relation à soi-même et à l’autre
  • Découvrir et développer la communication corporelle et sensorielle
  • Affirmer, sa sensualité, être amour
  • Connaître d’autres formes de plaisir et de jouissance
  • Stimuler le corps et l’esprit dans son ensemble
  • De connaître l’abandon, la dissolution de l’égo, découvrir l’empathie
  • Atteindre le Subspace, l’extase suprême.

Il permet de prendre conscience de la non-dualité.
Le Maître est la moitié d’un tout, la soumise est la moitié d’un tout. Lorsque ce tout est réuni et s’accorde, vibre au même diapason, le bonheur Bdsm est là. Ce chemin on peut l’atteindre avec le Bdsm tantrique. (Le tantrisme considère que la notion de dualité n’existe pas. Toute chose est le résultat de l’union entre un principe créateur femelle et un principe fécondateur mâle. Ce qui signifie que les contraires s’unissent, fusionnent (le masculin et le féminin, le Ying et le Yang, l’esprit et la matière, le Maître et l’esclave) pour former un tout et permettre d’atteindre l’extase sacrée que l’on appelle en BDSM le Subspace.

L’évolution du Maître

Le Maître qui est à l’origine un Dominant a dû lui-même faire le chemin que va faire la soumise. Il a appris a maîtriser ses pulsions, réfléchir, évoluer, s’améliorer. Le Bdsm est sujet aux passions humaines, à ‘inconstance de l’être et le Dominant n’échappe pas à cela. Il doit donc travailler sur lui-même pour atteindre un état de conscience supérieur qui lui permettra d’acquérir la maitrise de soi, de ses sens, de ses émotions suffisantes pour devenir un Maître et guider une soumise qu’il fera évoluer.

C’est d’autant plus difficile que la société occidentale et ses valeurs poussent vers un individualisme qui conduit les Maîtres à avoir des égos démesurés. Si l’on ajoute à cela le fait que les soumises soient souvent égocentriques, narcissiques, l’épanouissement recherché dans les valeurs du Bdsm ne peut pas être trouvé.

Les valeurs de base du Bdsm tantrique, la sagesse, l’empathie, l’humilité, le don de soi doivent être présente chez les deux partenaires et non seulement chez la soumise. Le dominant ne peut donc devenir un Maître que s’il arrive à se débarrasser de son égo et à évoluer. Le Maître est un guide, un Senseï.

Le maitre doit être capable d’offrir à la soumise un univers BDSM qui la mènera au bonheur et au Subspace