La quête du Subspace
La jouissance totale
Article mis en ligne le 27 avril 2017
dernière modification le 8 octobre 2019

par Mestre Ulysse

Le Subspace   est une forme d’extase que le sport et la méditation peuvent permettre d’atteindre.

On peut atteindre facilement le subspace par des pratiques uniquement sexuelles, en y ajoutant de l’accroissement sensoriel  .

Les pratiques BDS (bondage  , discipline ou domination, soumission) ou DS associées à des l’accroissement sensoriel et des jeux sexuels intenses peuvent provoquer le subspace SANS SM. 
Le SM, la douleur, peut provoquer une sorte d’état semblable qualifiée d’extase masochiste.

 Définition de Wikipédia :

L’extase masochiste désigne l’état mental et spirituel, l’état de transe dans lequel se trouve un individu. Cet état peut advenir lors d’une méditation religieuse, d’un jeûne, d’une transe créatrice, d’un effort sportif, avec l’ascétisme (chasteté), l’enfermement. On retrouve l’extase donc tant chez les flagellants, que chez les masochistes sociaux ou érogènes.

Les pratiquants du BDSM   sont concernés et connaissent, recherchent cet état extatique. Dans la préparation d’une séance, le dominé s’engloutit dans son univers fantasmatique. Il médite sur ce qu’il va vivre. Il se met seul, où à l’aide d’un dominant dans un monde extérieur à lui-même. Presque tous ont besoin de cette méditation, sorte d’arrêt sur image avant de passer à l’acte. Certains se contenteront de la transe dans laquelle la méditation les pose, et ils quitteront cet état sans passer à l’acte physique. L’état d’extase se caractérise par une confusion qui peut être surprenante pour les non-initiés. Dans le cadre d’une relation BDSM, certains masochistes, souvent les femmes, réclament une attention particulière. Ils ou elles attendent affection et protection physique particulièrement lors de leur sortie de la transe.

Les Endorphines

Le plaisir dans la douleur provient, selon les spécialistes, d’une montée d’endorphines. L’endorphine est produite par certaines cellules du système nerveux central. Les endorphines ont des propriétés analgésiques. Elles permettent dans certains cas d’atténuer la douleur et quelquefois de la transformer en plaisir. L’endorphine serait toujours d’après les spécialistes, dont le Dr Jacques Vigne, une sorte de morphine uniquement fabriquée par le corps ».
D’après le Dr Jacques Vigne : « la découverte des endorphines dans notre organisme depuis une quinzaine d’années ouvre des nouvelles perspectives sur le lien corps esprit, avec des conséquences indirectes sur la compréhension du mode d’action et de la méditation. » « Ce sont des peptides, c’est-à-dire de courtes chaînes d’acides aminés ; on les qualifie d’« opioïdes » car ils ont une action similaire à celle de l’opium et de la morphine. »

Une étude du Dr Levine de l’université de Californie peut être reliée indirectement à la méditation : Levine a montré que les endorphines médiatisaient l’effet placebo, c’est-à-dire que les patients qui suppriment leur propre douleur en croyant avoir reçu un médicament efficace le font par l’intermédiaire des endorphines. »
Le Dr Vigne écrit « qu’il n’est pas absurde de parler de lien entre méditation et endorphines .
« Lors d’un accouchement les femmes qui ont fait du sport pendant la grossesse produisent plus d’endorphines que les autres ».
L’état extatique est très net après la naissance de l’enfant que l’on nomme délivrance : arrêt net de la douleur et montée d’endorphines.
Les endorphines ont des propriétés de « stupéfiants ». Comme le mot stupéfaction revient dans le vocabulaire des mystiques en commun avec un arrêt mental .

 Le subspace sexuel

On voit donc que le corps produit une drogue du plaisir, l’endorphine, suite à des douleurs ou par des manipulations du cerveau, de la méditation, des prières, du sport, du Bdsm…

En sexe vanille, on peut l’atteindre facilement lorsque l’on connait les secrets de l’orgasme féminin. Il faudra soigner la mise en scène, connaître bien le fonctionnement du plaisir chez sa partenaire, utiliser des jeux d’accroissement sexuel, un peu de bondage, des jouets sexuels …

Un Maître doit concevoir des activités sexuelles élaborée enrichies de bondage et en accroissement sensoriel pour atteindre ce but. Lors de ces activités, souvent la femme devient fontaine puis atteint le subspace au bout d’une heure à une heure et demi d’activités progressives et de plus en plus intenses.

Pour y arriver, il faut pratiquer, voir faire, cela s’apprend par la pratique.

Pour chaque personne les effets sont différents. Jouissance par vagues successives très longues dans un état d’extase totale, prostration… C’est un état second fait de jouissance intense, de béatitude, d’extase qui te déconnectent du monde, du temps et qui te fait flotter sur un nuage de béatitude. Ensuite tu peux flotter sur un petit nuage de bonheur des heures, des jours… et être heureuse quoi qu’il arrive. C’est un état qui offre le Paradis sur terre, et c’est naturel et sans danger !

Il faut bien expliquer avant la séance ce qu’est le subspace à la femme car c’est tellement fort et puissant qu’elle peut en avoir peur et se bloquer pour les séances suivantes. Si elle est instruite avant de ce qu’elle va vivre, elle comprendra mieux ses émotions en en tirera plus de plaisir et se laissera totalement aller.

 Le subspace en BDSM

Il n’est donc pas besoin d’être masochiste pour connaître cet état. Une soumise peut l’atteindre sans masochisme. Le jeu BDS, DS par ses rites, par ses règles, par ses actes est conçu pour les fabriquer.

L’éducation, l’entrainement, les défis vont apprendre à la soumise à produire des endorphines sur demande et à faciliter sa plongée dans le subspace.
C’est là que le savoir faire du Maître fait toute la différence.

La majorité des soumises n’atteignent jamais cet état, hélas, car le Dominant cherche avant tout son plaisir et ignore souvent même l’existence du subspace.

Atteindre le subspace en Bdsm

La méthode la plus souvent utilisée est celle de la fessée, badine ou martinet appliquée de manière progressive pour permettre à l’endorphine de transformer la douleur en plaisir. L’intensité des coups sera alors augmentée progressivement. Il faut varier l’utilisation des instruments utilisés en partant du plus doux au plus fort. Exemple : martinet doux à fort, battoir doux à fort, pour terminer avec une canne par exemple. Dans ce cas, ce n’est pas la force des coups qui est importante mais la progression. On peut y arriver juste avec des douleurs douces à modérées. Dans ce cas la limite est ténue entre le subspace et l’extase masochiste. En effet si les coups sont fort, si la douleur provoque l’extase, elle est masochiste et c’est du SM. La soumise peut atteindre ainsi l’extase mais souvent, ce n’est pas suffisant. Il faudra aller de plus en plus loin pour la trouver et prendre de plus e plus de risques… incompatibles avec le [1]

Pour y arriver sans aller loin dans la douleur, il faut quand les endorphines sont au maxi, quand la soumise est prête, enchainer un plug anal associé à du vibro sur les zones sensibles du sexe, du bondage sexuel… toujours avec plug et vibro…

Lorsque le moment est venu, un petit coup de vibro, une caresse avec un doigt, va déclencher une plongée dans le subspace. Cela commence souvent par des tremblements incontrôlables. Cela peut être très impressionnant pour un non-initié et faire peur la première fois.

 Le subspace du Maître

Un Maître ressent ce que ressent la soumise et vis ses émotions.
Il peuT donc facilement la guider vers cet état.
Il garde en même temps la maîtrise de lui-même, car il dirige l’action et protége la soumise.
Mais il vit la plongée dans le subspace de la soumise très souvent.

 L’après Subspace

Dans la majorité des cas, l’entrée dans le subspace interrompt la séance.
Il faut ensuite mettre la soumise en sécurité, sur un lit, lui apporter attention et chaleur humaine et attendre qu’elle refasse surface. Cela peut durer de quelques minutes à plusieurs heures selon l’intensité de l’extase. Le « subspace » est un état nirvanesque, une sorte de paradis artificiel. Une fois redescendu “sur terre” l’état de bien être peut se prolonger plusieurs jours.

 La place du Subspace dans la relation

Le subspace en éducation en entrainement n’est pas souhaitable, car il interrompt la séance. Il doit être provoqué à la demande en fin de séance si le Maître veut récompenser la soumise.

Une fois la soumise éduquée, il peut être offert plus souvent. Il n’est jamais et ne doit pas devenir un dû, mais la récompense d’une attitude de soumission exemplaire.

Chez les soumises de moins de 30 ans il est facile à provoquer, par fois au bout d’une ou deux séances. Chez des soumises plus âgées, cela peut prendre plus de temps et plus de séances.

 Sécurité

Dès que la soumise atteint le subspace, le Dominant doit immédiatement cesser ou ralentir le jeu. La soumise peut entrer en état d’épuisement nerveux tellement les jouissances sont fortes, en transe, ou plus rarement d’inconscience. Elle n’est plus en état d’utiliser le « mot de sécurité ».
Il ne faut jamais provoquer le subspace dans une position dangereuse ou attachée. La Soumise en perdant tout contrôle peut se blesser.

Idéalement, je le provoque, la soumise couchée sur le dos pour éviter tout accident.